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Culture : Xtra Larges

Focus - Culture : Xtra Larges
Julien Claudé-Pénégry

Pour ceux qui ne jurent que par les braquemards XXXXXL, vous allez être servis.

Dans le monde féérique du dessinateur suédois Teddy la grosseur démesurée du chibre de ces personnages n’est pas une question mais une évidence. Passer en revue ces créations, c’est se confronter à une ribambelle de mâles dotés d’attributs à faire saliver n’importe quel gay en chaleur. Toutes ses créations semblent le fruit de mutations génétiques dignes des métamorphoses de Hulk. On a l’impression qu’ils ont tous ingurgité en surdose une potion magique qui altère le métabolisme et entraine une hyper croissance musculaire. Le résultat est déconcertant. S’en suit une réaction en chaîne qui a pour effet de transformer tous les êtres en de gigantesques bonhommes supra bodybuildés de partout. Cette évolution en des créatures géantes fait disparaître le coté réaliste pour nous projeter dans une galaxie de purs fantasmes. Les anatomies se déforment, les physiques changent mais les proportions des têtes elles ne bougent pas. Comme figées, elles reposent sur des corps que l’on pourrait imaginer sortir de la salle de sport après une grosse séance accompagnée de quelques piqûres de testo, accentuant la prise de volume au point d’en devenir presque difforme. Les modifications sont telles que de nouveaux muscles ont fait leur apparition. L’organisme se gave de plis, de bosses, de rebonds, de recoins, de masses de chair qui se seraient gonflées brusquement. Et bien entendu, l’entrejambe n’est pas épargné, au contraire.

Obsessions

Les sexes sont alors le centre de toutes les attentions, nos regards sont hypnotisés par leurs dimensions irréelles. Nous ne savons qu’en penser : fascination, excitation, interrogation… Imposants, lourds et volumineux, les propriétaires de tels engins semblent quant à eux à la fois fiers de ce matos qui glorifie la virilité à son plus haut point, mais aussi esclaves de prédominances juste monstrueuses qui donnent l’air aussi de les contraindre. Quand on aime les grosses bites, et vous ne le savez que trop bien, notre appétit grandit. On se régale simplement à les contempler, puis on savoure l’instant qui nous est donné de les palper, de les tenir en main, avant d’en apprécier véritablement le plaisir en les sentant s’infiltrer en nous. Votre cerveau se met en pilote automatique. Il est habitué, vous tout autant. Votre connaissance et la maîtrise, le savoir-faire de ces bêtes-là est sans pareil. Vous êtes un expert, votre réputation vous précède. On s’applique à la tâche, on ne veut rien perdre d’une fellation ou d’une sodomie qui se doivent d'être mémorables. Une telle tige ne se refuse jamais, au grand jamais ! Il faut effacer son appréhension, la peur de ne pas être capable, de vouloir botter en touche. Votre talent est la clé.  Elle s’apprivoise, se dompte, se laisse approcher, amadouer, diriger. Le plaisir est décuplé face à cet amas de chair épaisse, gorgée d’autant de foutre que les couilles sont pesantes. Les prépuces tirés par la pression de la peau tendue laissent apercevoir des glands appétissants. 

Une ode aux phallus 

Il ne fait aucun doute que Teddy aime les grosses queues, et qui pourrait l’en blâmer ? Pour sublimer ce qui fait de l’homme un franc-tireur, un queutard devant l’éternel, un démonteur de première, il s’amuse à amplifier cette partie du corps jusqu’à en faire l’aspect le plus important de ces dessins. En donnant à ces personnages, une pose souvent de trois quarts, Teddy met en évidence ces protubérances bien veinées qui ne peuvent pas tenir dans les sous-vêtements classiques. Distendu, le tissu essaie tant bien que mal de contenir ces écrasantes massues. Mais rien n’y fait. Ça explose dans tous les sens et vos méninges surchauffent. Les tenues de ces costauds pâtissent de ces corps hypertrophiés. Ce sont de microscopiques costumes qu’ils arborent sur leur musculature puissante quand ils ne sont pas tout simplement déchirés. Les pectoraux s’élargissent aussi et avec eux les tétons deviennent des tétines. D’un seul coup, les zones érotiques - le service trois pièces - éclipsent presque les mecs à qui elles appartiennent. Reposant littéralement sur leur colossale teub, ils en sont totalement esclaves. Leur pénis est leur fierté, l’objet de tous les désirs. Leur corps est leur chapelle, une structure en permanente évolution pour être l’image la plus fidèle de ce qu’ils imaginent être une vraie bête de sexe. Voilà l’incarnations de la virilité absolue vue par Teddy alias Bluekumabox.

twitter.com/bluekumabox


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